Les fotos d'Arno : épisode 1. D'une image. Se fabriquer une fiction.
Par qui dort le samedi 24 mars 2007, 13:45 - Textes - Lien permanent
Quelques mots à partir des images d'Arnaud

Nous proposer des manières de faire des mondes.
On imagine son oeil parcourir, effleurer en permanence l'espace, et saisir un
moment, un décor propice à la fiction, à l'élongation de l'imagination d'un ici
vers cet ailleurs.
Déconstruire. Démanteler l'environnement visuel et matériel en saisissant et
en cernant les détails.


Et les renverser. Composer plastiquement avec les détails, le banal, ce
capot de voiture, cette pince à linge, ce marquage au sol.
Imaginer de nouvelles lignes, des perspectives autres.
Les extraire de leur contexte et les rendre presque surréalistes.

Poétiser le lieu du quotidien.
Le parking d'un centre commercial mute sous nos yeux, et nous invite à
découvrir un vaste champ, un espace partagé, lui-même sans doute improbable,
inexistant comme dans un entre-deux.
En suspens. Un juste avant ou un juste après de quelque chose, de quelque
événement.
Partager la fiction ici et maintenant, stoïque face à cette vitrine de ce(tte)
café(téria) vide.
S'imprégner de cette atmosphère spectrale. Et attendre sans savoir.

Montrer le vide. Cette absence pourtant étouffée et saturée de choses,
d'objets.
C'est le vivant qui manque à l'appel. Moments désolés.
Des voitures, des caddies, des enseignes publicitaires popartisées car
flashées, mises à nu. Lumières crues.

Ce lavomatique ouvert au rien, comme un trou béant blanc et bien
propré.
Les objets restent, les vivants passent, puis s'évaporent. Un lieu de passage,
pour les nomades, comme un transport en commun, on n'y reste jamais très
longtemps, juste le temps de transition. Entre chez soi et chez soi.
Commentaires
Tout simplement surprenant, c'est agréable de voir oloron de cette manière.
je deteste la pensee unique moi
beau parleur ton ami :))))
mon reve moi aussi